mardi 20 février 2018

Au fond de l'eau - Paula Hawkins

Présentation de l'éditeur (sonatine) - Thriller-policier
Traduction : Corinne Daniellot, Pierre Szczeciner

Une semaine avant sa mort, Nel a appelé sa sœur, Julia. Qui n’a pas voulu lui répondre. Alors que le corps de Nel vient d’être retrouvé dans la rivière qui traverse Beckford, leur ville natale, Julia est effrayée à l’idée de revenir sur les lieux de son enfance. De quoi a-t-elle le plus peur ? D’affronter le prétendu suicide de sa sœur ? De s’occuper de Lena, sa nièce de quinze ans, qu’elle ne connaît pas ? Ou de faire face à un passé qu’elle a toujours fui ? Plus que tout encore, c’est peut-être la rivière qui la terrifie, ces eaux à la fois enchanteresses et mortelles, où, depuis toujours, les tragédies se succèdent.




Après La fille du train, me voici de nouveau par un concours de circonstance, comité polar oblige, avec Paula Hawkins pour son deuxième roman "Au fond de l’eau," j’ai bien aimé le premier mais je dirai que ce deuxième roman m’a demandé plus d’attention, il y a un meilleur suspens et j’ai nettement préféré la complexité de cette histoire. 

D'ailleurs "complexe" est le mot, j'ai dû me faire un petit schéma pour ne pas m'y perdre, c'est aussi le problème avec ces romans particuliers qu'on appelle "Choral", il demande une bonne concentration pour le lecteur,  surtout au début quand les personnages ne sont pas encore bien ancrés dans l'histoire. Ce type de roman est " à la mode" en ce moment, j'adhère assez mais il faut que l'histoire le supporte car on peut vite s'embrouiller. J'ai donc mis un certain temps avant de bien comprendre qui était qui ? et qui faisait quoi ! Il y a quelques peaux de bananes ! mais on retombe assez rapidement sur ses jambes. L'auteur laisse ensuite des indices pour nous repérer mais l'évidence n'atteint son paroxysme que dans les derrières pages qui une fois de plus sont passionnantes car tout se révèle enfin ! 


Tout comme pour la fille du train, j'ai senti assez tôt quel était le groupe de personnages qui allait se révéler plus énigmatique et qui était le coupable. C'est ma petite victoire sur une enquête tortueuse et bien maitrisée. 

La fin finit pas couler assez logiquement, tout comme cette étendue d'eau, personnage à part entière de ce roman. L'eau a son histoire et les berges ses légendes, des femmes jadis, sorcières, y auraient été noyés et depuis une malédiction veillent, les femmes y disparaissent sans raison apparente... C'est notre dernière victime Nel qui va réveiller tous les démons du village ! Suicide, non ... personne n'y croit et surtout pas sa soeur Julia, ni sa fille Lena ! L'auteur va creuser, extirper une à une les racines de chaque personnage comme autant de souvenirs, et peu à peu dresser un tableau peu reluisant de tout le petit peuple de Beckford !  Les secrets de familles gâchés par des qui-proquos ressortent à la surface et éclatent dans le final.

Le suspens n'est pas intolérable, il monte crescendo et réserve de belles surprises, le récit est noir et l'écriture adaptée, elle donne parfois quelques détails qui rendent compte d'une atmosphère tendue et malsaine. Les chapitres sont courts et nous font avancer rapidement dans l'intrigue.

Le point fort est sans doute l'imbrication des histoires de chaque personnage dont les tissus se serrent et de desserrent, le roman devient presque un huis-clos et tout tourne autour d'un noyau central NEL (Danièle). Les hommes auront une vilaine part à assumer dans ce récit et chacun se retrouvera devant sa propre vérité. Un deuxième roman plus travaillé, la psychologie des personnages est plus fouillée,  le concept "roman choral" parfaitement maitrisé. Je suivrai certainement cette auteure et je vous laisse la découvrir à votre tour !



mercredi 14 février 2018

Le 14 févier 2018 - 6 ans !


Le 14 févier 2018, je donnais vie à ce bébé avec un premier article sur bécherel
et j'espère continuer encore longtemps ! Merci à vous de vos passages
et j'en profite pour souhaiter une bonne St Valentin à tous les amoureux !

Merci  pour vos petits mots !

Lup Appassionata, lutin82, Zina, Mariejuliet,
 C'era una volta, ChrisFrankie,  
June Histoire de plumes,
Acr0, 
Nath

mardi 13 février 2018

L'héritière - Jeanne A-Debats


Présentation de l'éditeur ( helios) - Fantastique

Je m'appelle Agnès Cleyre et je suis orpheline. De ma mère sorcière, j’ai hérité du don de voir les fantômes. Plutôt une malédiction qui m’a obligée à vivre recluse, à l’abri de la violence des sentiments des morts. Mais depuis le jour où mon oncle notaire m’a prise sous son aile, ma vie a changé. Contrairement aux apparences, le quotidien de l’étude qu’il dirige n’est pas de tout repos : vampires, loups-garous, sirènes… À croire que tout l’AlterMonde a une succession à gérer ! Moi qui voulais de l’action, je ne suis pas déçue… Et le beau Navarre n'y est peut-être pas étranger.





Cela fait très longtemps que je tourne autour de ce livre, et j’ai attendu d’être aux Utopiales, encouragée par MarieJuliet et C’era pour aborder ce premier tome. Une dédicace en prime par cette étonnante dame, pleine de vivacité et qui soigne un style raffiné et "steampunkien" qui lui va comme un gant.

L'entrée en matière dans ce cimetière du Pére-Lachaise m'a tout de suite plu, j'ai vécu collée à une des ces murailles pendant 5 ans sur l'avenue Gambetta ! J'avais une vue dégagée sur la partie la plus ancienne, pas si désagréable que ça, des locataires peu loquaces et tranquilles ! c'est certain. Mais, la nuit c'était une autre histoire,  j'en ai vu des silhouettes fantomatiques et des ronds de lumières circuler dans les travées  ...

Bref, revenons à nos moutons ...  J'ai beaucoup aimé cet Alter-monde et ce décor parisien où des meutes de loups régissent et règnent en maître sur certains quartiers comme une espèce de mafia ! et où cohabitent des humains, des garous, des vampires, des sorcières et autres créatures sordides.  Un bestiaire éclectique !

Il fallait faire preuve d'un peu d'originalité pour le lecteur car ces mondes commencent à pulluler dans bon nombre de récits, et l'ingéniosité de cette auteure est d'avoir su trouver une histoire de fond intéressante, soit un office notarial qui s'occupe de successions. Et parler de succession pour des êtres qui vivent des centaines d'années ça donne du boulot et des recherches à faire !
 
Agnès, notre héroïne, fille de sorcière, a un don singulier, celui d’être un medium très très sensible, puisqu’elle voit les fantômes en continu sans avoir même besoin de les appeler. Orpheline, son oncle va prendre en charge la jeune fille et lui offrir une place dans son “fameux” cabinet notarial.
Et là, les rencontres amoureuses et les rebondissements vont s’enchainer à un rythme soutenu. L’auteur semble s’amuser beaucoup à imaginer les réflexions et les actions de notre jeune fille en mal d’amour et qui combat diablement bien à coups d’escarpins ! Il y a des situations cocasses qui donnent le sourire, et si l’on sait en plus que seul l’alcool apaise ses visions ! on imagine les bonnes cuites qu’elle doit prendre !
 
 
L'écriture est fluide et les bavardages sont inutiles, on va droit à l'essentiel et à l'action, un peu comme les employés de Maître Géraud qui vont entourer Agnès, notre héroïne, et lui apprendre toutes les ficelles du milieu et du métier. Les personnages ont des attitudes très humaines ce qui les rendent extrêmement attachant, et le regard de la jeune femme sur le bestiaire qui l’entoure est corrosif, ironique et humoristique.
Même si les mâles ont la part belle dans ce récit, un personnage que j’ai beaucoup aimé est Zalia, la sirène coquette et si dangereuse, Navarre aussi est assez irrésistible … bref,
tout ça me donne envie de poursuivre l'aventure ! je vous encourage fortement à vous frotter à cet univers très visuel qui me rappelle l'ambiance des films noirs américains !










jeudi 8 février 2018

Le cercle - Bernard Minier


Présentation de l'éditeur (Pocket) Policier

Un coup de fil surgi du passé, un e-mail énigmatique, qui signe peut-être le retour du plus retors des serial-killers, précipitent le commandant Martin Servaz dans une enquête dangereuse, la plus personnelle de sa vie.

Un professeur de civilisation antique assassiné, un éleveur de chiens dévoré par ses animaux... Pourquoi la mort s'acharne-t-elle sur Marsac, petite ville universitaire du Sud-Ouest, et son cercle
d' étudiants réunissant l'élite de la région ?

Confronté à un univers terrifiant de perversité, Servaz va rouvrir 
d'anciennes et terribles blessures et faire l'apprentissage de la peur, pour lui-même comme pour les siens.



J'ai attendu très longtemps avant de commencer le tome 2 de la série qui met en scène le commandant Martin Servaz, et j'ai retrouvé avec plaisir ce personnage assez charismatique. Il n'en reste pas moins que le premier lu :  GLACÉ  reste mon préféré.

Je dois aussi vous dire que je n'ai pas du tout adhéré à la série télévisée de GLACÉ que j'ai trouvé très en dessous du livre et même si Charles Berling est un excellent acteur, ce n'était pas Servaz pour moi !  De ce fait, je n'ai pas eu son profil en tête pendant la lecture de celui-ci et tant mieux car j'avais une appréhension à ce sujet.

Revenons à nos moutons, nous retrouvons donc Martin Servaz encore sous le choc de cette première affaire qui l’a conduite à traquer un tueur en série, digne d'Hannibal Lecter, j’ai nommé Julian Hirtmann, un homme aux manières délicates dont il faut se méfier car il est capable du pire. L’homme est en fuite à la fin de GLACÉ et son ombre plane toujours sur notre commissaire.
Alors quand son amour de jeunesse, Marianne, lui réclame de l’aide pour son fils Hugo, découvert sur le lieu d’un crime à Marsac, Martin plonge tête baissée dans cette nouvelle affaire. Il pense oublier Hirtmann, mais ne peut s'empêcher d'imaginer que c'est ce dernier qui agit dans l'ombre de cette histoire pour se venger de son acharnement à le mettre sous les verrous. Il pense qu' Hirtmann essaie de l’atteindre là ou ça fait mal dans les replis d’une vie plus ancienne...


Les ingrédients sont ainsi réunis pour une bonne soupe policière, histoire de coeur, complots, vengeance, course poursuite, souvenir, société secrète… tout y est, et l'écriture de Bernard Minier alterne parfaitement les moments de tension et ceux plus descriptifs, nous baladant une nouvelle fois vers des pistes diverses et nous ramenant toujours, au dernier moment, là où il le souhaite. J'avoue avoir remarqué quelques passages un peu répétitifs, entraînant un peu de "tournicotage en rond" mais heureusement l'auteur rebondit, il est victime de ses explications parfois très précises, mais on sent qu'il veut nous donner toutes les ficelles pour résoudre l'énigme et comprendre ce qui s'est passé.

Servaz et son équipe vont avoir du fil à retordre dans cette enquête qui mêlera le milieu universitaire, les cercles d'étudiants un peu rebelles au meurtre d’une jeune femme, celle-ci n’est autre qu’un des professeurs d’Hugo, ce qui compliquera et intensifiera aussi l’histoire jusqu'au final étourdissant.

L’auteur sait aussi agrémenter son récit d’éléments externes qui renforcent les sensations du lecteur, comme la musique, ici on est accompagné d'un son rock, ou comme le décor, montagneux, lacustre et forestier, il nous sensibilise beaucoup au temps qu'il fait par exemple, tout ça contribuant à donner de la véracité au récit et de le marquer par des ambiances fortes.

En un mot,  j'ai encore aimé et ne tarderait pas à lire le suivant ...




45- L'Aventure du Cercle Rouge : lire un livre avec un cercle sur la couverture ou avec le mot « cercle » dans le titre

dimanche 28 janvier 2018

SWAP outlander avec June !



Voilà quelques mois que June et moi attendions enfin le moment de découvrir nos paquets pour le swap de Karotella dont le thème nous a fortement inspiré ! 
On est toutes les deux très fans de la série !
June a surpassé mes attentes en me livrant un véritable guide pour arriver au pays des Sassenachs, elle a préparé mon voyage pour que je vienne la rejoindre là bas de l'autre côté des pierres de Craigh Na Dun ! Je vous laisse découvrir le colis ....



Claire n'a qu'à bien se tenir ...
j'ai ma parure pour supporter le voyage, le froid et l'humidité ! 
Tricotée par June, c'est un cadeau qui me touche énormément !

J'ai aussi de quoi tenir si je ne trouve pas de nourriture ....


et de la lecture ...



De quoi noter mes impressions et me soigner pour les petits bobos !


 Un magnifique bagage inventif et complet que m'a préparé June !
Il me tarde de la rejoindre...


Je la remercie de tout coeur pour sa gentillesse et son amitié,
Tout cela donne une ampleur particulière à tous ces présents.


et pour finir, voici ce que ma petite June a reçu !

lundi 22 janvier 2018

La fille du train - Paula Hawkins

Présentation de l'éditeur ( pocket) - thriller - policier
traduction :Corinne Daniellot
Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller à Londres. Le 8 h 04 le matin, le 17 h 56 l’après-midi. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe, lors d’un arrêt, une jolie maison en contrebas de la voie ferrée. Cette maison, elle la connaît par cœur, elle a même donné un nom à ses occupants qu’elle voit derrière la vitre. Pour elle, ils sont Jason et Jess. Un couple qu’elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l’être par le passé avec son mari, avant qu’il ne la trompe, avant qu’il ne la quitte. Rien d’exceptionnel, non, juste un couple qui s’aime. Jusqu’à ce matin où Rachel voit un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Rachel, bouleversée de voir ainsi son couple modèle risquer de se désintégrer comme le sien, décide d’en savoir plus sur Jess et Jason. Quelques jours plus tard, c’est avec stupeur qu’elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu…


Voilà, un roman policier qu'il me tardait de lire, de bons commentaires, une adaptation cinématographique..  bref, tout ça laissant présager une bonne histoire... 

On y rentre très vite d'ailleurs et sans jeux de mots, ce livre se lit aussi vite qu'un train lancé à grande vitesse. L'élément qui retient vite notre attention et nous attache à l'histoire, est qu'on peut s'identifier facilement à Rachel car elle s'invente des histoires chaque jour en prenant son train, elle imagine la vie dans les maisons qui défilent sous ses yeux, et franchement, qui n'a pas imaginé une seule fois ce qui pouvait se tramer derrière les rideaux tirés de ses voisins ! 
Mais bientôt, ses élucubrations vont prendre une consistance inattendue, sa propre vie va se trouver mêler à celle d'un couple qu'elle "espionne" un peu malgré elle, poussée par un voyeurisme certain. Cette femme dont elle essaye de deviner sans cesse la vie et qu'elle envie d'une certaine manière, disparait mystérieusement alors que Rachel venait de l'apercevoir dans les bras d'un autre homme que son mari ! 

Voilà, l'intrigue est posée, la curiosité est donc un vilain défaut, mais il va aussi permettre à Rachel de mener sa propre enquête, et finir par savoir ce qui est arrivé à cette femme... Parlons justement  un peu de cette héroïne, le personnage central du livre qui vit alors un grand tourment et une descente aux enfers après sa séparation récente. Son ennemi c'est l'alcool, elle s'y perd et s'y réfugie, son état mental en prend un coup, perte de temps, perte de souvenirs, on la voit se débattre avec ce vieux démon et reprendre peu à peu le dessus dans des moments de lucidité. On lui mettrait bien quelques claques pour la sortir de sa léthargie et ne pas faire n'importe quoi, car elle a le chic pour se fourrer dans les problèmes et les chercher un peu aussi...
Les autres personnages ne sont pas loin de la caricature, et pourtant ils sont passablement réalistes, même si je suis restée très spectatrice et ne me suit attachée à personne. Ils ont tous leurs petits secrets. Son ex-mari et sa nouvelle famille, qui vit tout près de la maison de la disparue, suscitera aussi de nombreuses questions. La psychologie des personnages est étudiée, pensée mais je reprocherai peut-être à l'auteur de ne pas avoir donné assez d'envergure à leurs relations, tournant en vase clos et interférant beaucoup trop les unes sur les autres sans vraiment de motif. 

Pour finir, deux mots sur le style, il est simple et direct, comme c'est assez la mode en ce moment, du moins dans mes lectures, nous avons plusieurs points de vue qui changent au rythme des chapitres, il sont courts et permettent du dynamisme. Une même action nous sera donc commentée par les différents protagonistes, cela permet de se faire une idée de leur vie et de leur façon de penser, éclairant des aspects intéressant de leur personnalité. L'auteur nous balade un peu sur cette disparition,  est ce un départ ? une vengeance ? une histoire d'amour qui tourne au crime passionnel ? ... On ne sait pas vraiment quel chemin suivre au début, mais j'ai senti assez rapidement où il voulait en venir et j'ai trouvé, pour une fois, le coupable, assez tôt dans le récit. 

C'est donc une lecture agréable dans l'ensemble, même si elle ne renouvelle pas le genre, le suspens n'est pas au sommet, mais il y a une espèce de pression tout au long du roman qui maintient l'attention. Si vous l'avez lu, n'hésitez pas à me donner votre avis,  et si ce livre se trouve dans votre Pal, je vous souhaite un bon voyage dans cette banlieue de Londres à l'atmosphère glauque et brumeuse !




 

vendredi 12 janvier 2018

Les douzes rois de Sharakhaï - Bradley P. Beaulieu

Présentation de l'éditeur ( Bragelonne) - Fantasy
traduction : Olivier Debernard

Dans les arènes de Sharakhaï, la perle ambrée du désert, Çeda combat tous les jours pour survivre. Comme de nombreux autres, elle espère la chute des douze Rois immortels qui dirigent la cité depuis des siècles. Des souverains cruels et tout-puissants qui ont peu à peu écrasé tout espoir de liberté, protégés par leur unité d’élite de guerrières et les terrifiants asirim, spectres enchaînés à eux par un sinistre pacte. Tout change lorsque Çeda ose braver leur autorité en sortant la sainte nuit de Beht Zha’ir, alors que les asirim hantent la ville. L’un d’eux, coiffé d’une couronne en or, murmure à la jeune fille des mots issus d’un passé oublié. Pourtant, elle les connaît. Elle les a lus dans un livre que lui a légué sa mère. Et le lien que Çeda découvre entre les secrets des tyrans et sa propre histoire pourrait bien changer le destin même de Sharakhaï…

La première chose qui interpelle est cette magnifique couverture signée Marc Simonetti, elle donne envie de lire avant même d’en connaitre le contenu, et je ne vous parle même pas de celle du tome 2  ! sublime  !

Mais Voilà …. Tout cela reste “un magnifique emballage” qui ne suffit pas toujours à convaincre. Ce fut mon cas, je suis partie plutôt gonflée à bloc pour appréhender ce roman, mais peu à peu ma cadence de lecture s'est espacée au point que je ne trouvais plus de quoi me tenir en haleine.

Je ne suis pas complétement déçue, mon avis est mitigé, il y a de bons passages et de belles idées, sans oublier un univers très intéressant dont on sent qu'on effleure qu'une partie, mais je n'ai pas été séduite par les personnages et par la conception même du roman, qui par ses nombreux retours en arrière m'a fait un peu perdre le fil et a fini de me déconcerter.

L’intrigue est posée très tôt, une histoire de vengeance assez classique, Çeda est orpheline, elle ne sait pas qui est son père, et sa mère, étrangement assassinée, emporte ce secret dans sa tombe. Cette perte suscite des tiraillements dans l’imaginaire de la jeune fille, elle véhicule une sorte de malédiction et coûte que coûte Çeda aura pour but de découvrir ce que tout cela cache, même si elle doit devenir une véritable rebelle ! Dans un premier temps, elle sera gladiatrice pour se forger un corps et un moral d’acier, puis enseignant son art, elle ne cessera d'échafauder des plans pour trouver des réponses à ses questions, obnubilée, elle fonce tête baissée, épaulée par Emre son ami de toujours ...

Voilà deux beaux personnages qui ne m’ont pourtant pas touché, ni intrigué, avançant dans leur quête, puis déviant sans raison vers d'autres histoires, les révélations sur leur passé arrivent avec parcimonie et on sent que l’auteur retarde et diffère sans arrêt des éléments importants que lui connait bien, mais qu'il nous dévoile au compte-goutte...  le suspens en pâtit ! et toujours ces "flashback" qui n’apportent rien, noyant l’histoire actuelle autrement plus intéressante.

Je crois bien que le personnage qui a le plus retenu mon attention est la cité de Sharakhaï, le point fort du roman, elle est présentée sous la forme d’une pieuvre mouvante avec un petit côté Lankhmar (Fritz Leiber - le cycle des épées) Elle nous fait voyager dans un imaginaire oriental et les descriptions de ces quartiers nous mènent tout droit dans un conte des 1001 nuits. En cela, le cadre de cette fantasy est original, mais d’autres nous ont déjà baladé dans l’orientalisme, je pense à Fiona MacIntosh ou à Thomas Geha … J'ai aussi beaucoup apprécié l’histoire de cette ville qui repose sur la légende des 12 rois, tenant la ville avec puissance et impartialité, les chevauchées des vierges au sabre ou encore les asirim qui parcourt la ville, la nuit, en quête de sang frais et de sacrifices… 

Pour conclure, je dirai qu'il y a une solide mise en place et connaissance de son "monde", l’auteur inclut de belles trouvailles techniques comme les bateaux à patins, et nous enchante avec des légendes effrayantes, mais il y a aussi beaucoup de clins d’oeil et des influences en abondance, un peu trop de choses et de mélange peut-être ?

J'ai trouvé le style simple, mais le vocabulaire chiadé. Une écriture qui joue sur un rythme inégal avec des actions entrecoupées de flashbacks et de points de vue en alternance. A mon goût, l'auteur nous maintient trop loin du coeur de l'intrigue, et je n'ai pas eu l’énergie et le plaisir d'avancer dans l’histoire, peut-être n'étais-je pas assez concentrée pour me plonger complétement dans cette aventure ?
Voilà, je vous laisse découvrir à votre tour ce roman, qui présente pour moi, quelques maladresses dans sa composition, mais qui se montre aussi, par certains côtés, "magique" pour l'atmosphère et l'univers rendus.




mardi 2 janvier 2018

Le challenge des 12 thèmes de A-Little-Bit-Dramatic !

https://www.livraddict.com/forum/viewtopic.php?pid=2623954#p2623954

Premier challenge de l'année ! 
J'avais beaucoup aimé les thèmes de l'année dernière. 
Je re-signe donc cette année, 
voici le pitch très simple : un mois, un thème !

Les blogueurs posteront une chronique du livre lu chaque mois sur leur blog, avec la bannière « Challenge des Douze Thèmes » que vous voyez ci-dessus. Pour ceux qui n'ont pas de blog mais un compte Instagram, vous pouvez poster une jolie photo de votre lecture ainsi qu'un avis court.
Le challenge se déroule du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2018

Les thèmes :

Janvier : « Silence, ça tourne » → un livre adapté au cinéma ou en série télé
Février : « Jeune premier » → le premier tome d'une saga
Mars : « La Fille de la Bande » →  un livre dont l' héroïne est une femme et dont l'auteure est une femme aussi
Avril : « Haut de forme et queue de pie » →  un classique
Mai : « Mignonne, allons voir si la rose »  → un livre avec des fleurs sur la couverture ou un nom de fleur dans le titre
Juin : « Sous les pavés, la page » →  un pavé de 500 pages ou plus
Juillet : Le Grand Bleu » → un livre avec du bleu sur la couverture
Août : « Saga Africa » → un livre dont l'action se situe en Afrique, tous pays confondus
Septembre : « Nos régions ont du talent » → un livre qui met en avant l'une de nos régions
Octobre : « Jack  O'Lantern » →  ce mois-ci nous lirons un livre effrayant, où se croisent fantômes, vampires et autres spectres et revenants...
Novembre : « Comme on se retrouve » → une relecture
Décembre : « Let it snow » → ce mois-ci, nous lirons un livre sur Noël, le Pôle Nord ou un livre à la couverture hivernale.

Merci A-Little-Bit-Dramatic d'avoir reconduit ce challenge !
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